Comment préparer le matcha à la japonaise ? Tamisez environ 1,5 g de poudre, soit deux cuillerées de chashaku, dans un bol. Versez environ 70 ml d’une eau bouillie puis refroidie entre 70 et 85 °C selon la saison. Fouettez ensuite avec un chasen, d’un mouvement rapide du poignet d’avant en arrière, jusqu’à obtenir une mousse fine. Ces repères sont ceux de la notice de préparation du producteur Marukyu-Koyamaen, à Uji ; ils décrivent un matcha léger, bu à l’eau seule.
Chasen, chashaku, porte-fouet, bol en bois et pot à matcha réunis dans un coffret.
Bol en céramique de 12 cm de diamètre, assez large pour le mouvement du fouet.
Porte-fouet en céramique émaillée pour sécher le chasen sans déformer ses brins.
Le matériel et le rôle de chaque ustensile
La notice de Marukyu-Koyamaen liste un matériel court, et chaque pièce a une fonction précise. Le chasen, petit fouet en bambou aux brins fins, crée la mousse. Le chashaku, cuillère en bambou étroite, dose la poudre : deux cuillerées font environ 1,5 g. Le chawan, bol à matcha sans anse, doit être assez large pour que le fouet travaille sans heurter les parois. Un tamis fin ou une petite passoire à thé évite les grumeaux. Un bol ou un verre doseur sert à refroidir l’eau. Enfin, le porte-fouet, appelé reposoir dans la notice, garde la forme du chasen pendant qu’il sèche.
La plupart de ces pièces se trouvent réunies dans un set. Celui de la boutique, en 6 pièces, rassemble notamment chasen, chashaku, porte-fouet, bol et pot ; les ustensiles se trouvent aussi à l’unité dans le rayon thé matcha et accessoires. Si vous hésitez entre un set matcha et une théière pour infuser des feuilles, le guide pour choisir une théière japonaise compare les deux usages.

Doser et tamiser la poudre
Le dosage de départ est d’environ 1,5 g pour une tasse : deux cuillerées de chashaku, une petite cuillère, ou une mesurette rase. La notice précise que ces proportions varient selon le goût, plus léger ou plus corsé. Commencez par cette dose, puis ajustez d’une demi-cuillerée à la fois.
Le tamisage n’est pas un raffinement : la poudre s’agglomère en petits grumeaux que le fouet ne défait pas toujours. Placez la dose dans une passoire fine posée au-dessus du bol, puis poussez-la à travers les mailles avec le chashaku. La poudre tombe directement dans le bol, légère et sans paquets. Cette étape prend quelques secondes et change nettement la texture de la mousse.
L’eau : bouillie puis refroidie
La notice demande de toujours faire bouillir l’eau d’abord, puis de la laisser refroidir jusqu’à la température voulue. Pour l’eau du commerce, elle conseille une eau minérale naturelle peu calcaire ; pour l’eau du robinet, une eau adoucie par un purificateur, ou portée à gros bouillons quelques minutes couvercle ouvert pour chasser l’odeur de chlore.
Sans thermomètre, le producteur refroidit l’eau par transvasement. En hiver, versez une fois l’eau bouillante dans un bol de refroidissement ou un verre doseur : elle descend vers 75 à 85 °C. En été, transvasez-la deux fois : elle descend vers 70 à 80 °C. Le volume indiqué est d’environ 70 ml par tasse ; le verre doseur sert aussi à le mesurer. C’est la même méthode que pour les thés verts en feuilles, détaillée dans la fiche sur la température du thé vert japonais. Le même producteur note, pour le sencha, qu’une eau plus fraîche donne un goût plus doux et plus rond, et une eau plus chaude un goût plus vif.
Le geste du chasen
Le geste se fait en trois temps, décrits dans la notice. Après avoir versé l’eau sur la poudre, mélangez doucement le fond du bol avec le chasen, pour mouiller toute la poudre. Remontez ensuite légèrement le fouet et battez d’avant en arrière d’un mouvement du poignet, sans faire tourner l’eau en rond. Quand le mélange mousse bien, passez doucement le chasen à la surface pour affiner la mousse, puis faites un dernier tour et retirez-le délicatement au centre, afin que la mousse reste au milieu du bol.
- Tamisez environ 1,5 g de matcha dans le bol avec le chashaku.
- Faites bouillir l’eau, puis refroidissez-la par un ou deux transvasements.
- Versez environ 70 ml d’eau sur la poudre.
- Mélangez le fond, puis fouettez d’avant en arrière d’un mouvement du poignet.
- Affinez la mousse en surface et retirez le chasen au centre du bol.
Le mouvement vient du poignet, pas du bras : l’avant-bras reste presque immobile, et les brins effleurent le fond sans l’écraser. Le producteur signale aussi une autre façon d’émulsionner, qui donne un matcha moins mousseux : la mousse est une préférence, pas une obligation. Ce matcha léger est appelé usucha au Japon ; il se boit aussitôt, avant que la poudre ne se dépose.
Préparer le matcha sans fouet
Sans chasen, le principe reste le même : une poudre tamisée et une eau refroidie, puis une agitation énergique. La solution la plus simple est un petit bocal à couvercle bien hermétique : versez-y la poudre tamisée et l’eau déjà refroidie, fermez, puis secouez vivement jusqu’à ce que la surface mousse. Versez ensuite dans le bol. N’enfermez jamais d’eau bouillante dans un récipient fermé : la vapeur fait monter la pression.
Un petit mousseur électrique à piles fonctionne aussi, à condition de garder l’embout sous la surface pour ne pas projeter la poudre. Un fouet de pâtisserie dépanne, mais ses gros fils produisent des bulles plus grosses et une mousse moins serrée. Dans tous les cas, le résultat se rapproche du matcha au fouet sans l’égaler : les brins fins du chasen restent l’outil conçu pour ce geste.
Après la préparation : chasen et poudre
Rincez le chasen à l’eau tiède aussitôt après usage, sans savon, en le faisant tourner dans le bol rempli d’eau claire. Posez-le ensuite, brins vers le bas, sur un porte-fouet : la notice le présente comme un reposoir pour le faire sécher, et sa forme maintient l’ouverture des brins. Un chasen rangé humide dans une boîte fermée sèche mal.
Pour la poudre, refermez le sachet après chaque usage et suivez les conditions de conservation indiquées sur l’emballage, à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Le matcha en poudre en sachet de 50 g de la boutique se referme ainsi après chaque préparation. Pour offrir le nécessaire complet, le rayon idées cadeau japonaises rassemble sets et coffrets. Et pour accompagner le matcha d’un repas japonais, la fiche comment manger avec des baguettes reprend les gestes de la table.
Le matcha a aussi une place dans l’art du thé au Japon, que l’article consacré à l’art du thé japonais et ses rituels présente sous l’angle culturel.
Pour commencer avec les bons ustensiles, le set 6 pièces réunit fouet, cuillère, porte-fouet et bol dans le rayon thé matcha et accessoires.
Questions fréquentes
Comment bien préparer le thé matcha ?
Tamisez environ 1,5 g de poudre dans un bol, versez environ 70 ml d’une eau bouillie puis refroidie entre 70 et 85 °C, puis fouettez au chasen d’avant en arrière, d’un mouvement du poignet, jusqu’à une mousse fine. Affinez la surface et buvez aussitôt.
Combien de grammes de matcha faut-il pour une tasse ?
Environ 1,5 g pour une tasse, soit deux cuillerées de chashaku ou une petite cuillère, selon la notice du producteur Marukyu-Koyamaen. Ajustez ensuite d’une demi-cuillerée selon que vous préférez un matcha plus léger ou plus corsé.
Comment conserver du matcha ?
Refermez bien le sachet ou la boîte après chaque usage et gardez la poudre à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Suivez les conditions de conservation et la date indiquées sur l’emballage : elles varient selon le conditionnement.
Sources
- Marukyu-Koyamaen (Uji, Kyoto), notice « Comment préparer une tasse de matcha ? ». Limites : notice de producteur, non normative ; le volume d’eau y est imprimé « 70 cl », coquille manifeste pour une tasse, lue ici comme environ 70 ml.
- Marukyu-Koyamaen, « Enjoy Tea : Sencha ». Limites : porte sur le sencha, citée pour la méthode de refroidissement par transvasement.
- Contenu des sets et dimensions : fiches produits de la boutique.
À propos de l’auteur
La rédaction Maison Japon — relu par Kenji Nakamura, fondateur
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Dosages, températures et gestes viennent des sources citées ; la boutique n’y ajoute aucun test maison.